Paysage panoramique du volcan Sajama, Pérou - 2014

Adios Bolivie, bienvenue au Chili !

Oruro, La Paz, Sajama, Arica, Iquique, Calama, San Pedro de Atacama, la vallée de la lune

Après cette superbe virée dans Los Lipez qui s’est achevée sur le salar d’Uyuni, je suis donc remonté rapidement vers la Paz en passant par Oruro et en jouant à cache-cache avec les orages, le début du printemps devrait être bien arrosé en Bolivie !

Ciel d'orage sur la route, Bolivie - 2014
Ciel d’orage sur la route, Bolivie – 2014

Mais ils ont fini par me rattraper sur la route de La Paz, je n’ai pas échappé à ces grosses masses noires nuageuses qui barraient l’horizon, par chance le grain n’était pas trop large, je l’ai traversé rapidement et les violentes rafales de vent latéral qui l’accompagnaient arrivaient à chasser les gouttes d’eau accumulées sur ma visière me permettant d’y voir un peu plus clair.

La Paz sous les nuages, Bolivie - 2014
La Paz sous les nuages, Bolivie – 2014
Les rues de La Paz, Bolivie - 2014
Les rues de La Paz, Bolivie – 2014

Je retrouve La Paz où mon colis est enfin arrivé à la poste restante, cela va me permettre de régler mon problème d’alimentation en essence et je peux donc filer vers la frontière Chilienne, avec une dernière étape en Bolivie, dans le parc national de Sajama.

Sur la piste de Sajama, Bolivie - 2014
Sur la piste de Sajama, Bolivie – 2014

L’endroit est superbe, entouré par trois volcans, dont le Sajama le plus haut sommet de Bolivie, avec des lagunes où paissent tranquillement lamas et alpagas. j’y passerai bien un peu plus de temps…

Sajama, coucher de soleil sur les volcans Parinacota et Pomerape, Bolivie - 2014
Sajama, coucher de soleil sur les volcans Parinacota et Pomerape, Bolivie – 2014
L'église d'adobe de Sajama, Bolivie - 2014
L’église d’adobe de Sajama, Bolivie – 2014
Alpacas devant le volcan Sajama, Bolivie - 2014
Alpacas devant le volcan Sajama, Bolivie – 2014

L’accueil des Boliviens a été très chaleureux, sincère, et comme tout le monde me dit au moment du départ, « Que todo vaya bien ! »

Le passage de la frontière est rapide et sans histoire, en fait le premier point de contrôle de douane, Tambo Quemado, à quelques kilomètres de Sajama, ne concerne que les camions. mais ils sont très nombreux et la difficulté est d’arriver à remonter cette énorme file d’attente.

L’immigration et la douane pour les deux pays se font quinze kilomètres plus loin à Chacalluta, quasiment au pied du volcan Parinacota.

« Bienvenido a Chile » me dit le douanier en me rendant mes documents et je repars avec l’autorisation de circuler et de rester au Chili pour 90 jours… C’est plus qu’il ne m’en faut !

Le lac Chungara et le volcan Parinacota, Chili - 2014
Le lac Chungara et le volcan Parinacota, Chili – 2014

J’ai maintenant devant moi 200 km de descente sinueuse, presque en roue libre par « La Ruta del Desierto » qui vont me faire passer de plus de 4000 m d’altitude au niveau de la mer à Arica .

La "Ruta del Desierto" vers Arica, Chili - 2014
La « Ruta del Desierto » vers Arica, Chili – 2014

Ci-dessous, premier test de photo en pose longue avec un filtre neutre, merci Flo de m’avoir soufflé d’en mettre un dans mes bagages, c’est un surcroit de de poids tout à fait acceptable… ;o)

Coucher de soleil sur le port d'Arica, vu depuis le rocher "el Morro", Chili - 2014
Coucher de soleil sur le port d’Arica, vu depuis le rocher « el Morro », Chili – 2014

Et je retrouve maintenant la Panamericana Sur, que j’avais abandonnée au Pérou et que je vais suivre jusqu’à Santiago.

panamericana-sur-chile

Je poursuis ma descente vers le sud avec une étape à Iquique, une ville coincée entre océan et désert, avec un joli port de pêche où les lions de mer, « los lobos marinos » comme on les appelle ici, attendent que les pêcheurs jettent à l’eau quelques déchets de poisson.

Iquique, entre désert et océan, Chili - 2014
Iquique, entre désert et océan, Chili – 2014

En ville, les panneaux « tsunami » rappellent combien le risque sismique est élevé dans la région.

Panneau risque de tsunami, Iquique, Chili - 2014
Panneau risque de tsunami, Iquique, Chili – 2014
Bateau de pêche en cale sèche, Iquique, Chili - 2014
Bateau de pêche en cale sèche, Iquique, Chili – 2014

Je reprends la route à travers le désert de l’Atacama en direction de Calama. A travers ces immensités, on peut voir beaucoup « d’Oficina Salitrera », aujourd’hui abandonnées et qui exploitaient jadis le nitrate, l’officina Santa Laura est l’une de ces usines, témoin d’une ère minière aujourd’hui disparue.

Officina salitrera Santa Laura, désert d'Atacama, Chili - 2014
Officina salitrera Santa Laura, désert d’Atacama, Chili – 2014

Au fil des kilomètres en direction de Calama, dans ces paysages désolés, apparaissent de temps en temps des oasis dont la végétation contraste avec la couleur uniforme du désert. L’Atacama n’est pas majoritairement un désert de sable, comme le Sahara par exemple, le sable y est parfois beaucoup plus grossier, il y a également beaucoup de zones rocheuses et je traverse aussi d’immenses étendues de salars.

Quillagüita, oasis dans le désert d'Atacama, Chile - 2014
Quillagüita, oasis dans le désert d’Atacama, Chile – 2014
Maisons au couleur acidulées, Calama , Chili - 2014
Maisons au couleur acidulées, Calama , Chili – 2014

Il y a beaucoup d’autels au bord des routes, ces « Animitas » très souvent surmontés d’un drapeau Chilien sont généralement élevés à la mémoire de personnes disparues dans des accidents de la route. Ceux-ci sont au bord de la route près de San Pedro de Atacama au croisement d’une piste qui va à la vallée de la lune.

Autels sur le bord de la route, San Pedro de Atacama, Chili - 2014
Autels sur le bord de la route, San Pedro de Atacama, Chili – 2014

Mon imaginaire me joue parfois des tours, je voyais San Pedro de Atacama comme un petit village au milieu du désert, il l’est, perdu entre la « Cordillera de la Sal » et « la valle de la luna » !
Mais ce que je n’avais pas imaginé c’est à quel point c’était une destination touristique prisée, et la vallée de la lune, située à quelques kilomètres est superbe mais sa visite est très encadrée.

La taille du site étant assez réduite, c’est tout à fait nécessaire afin de le préserver, mais du fait de la fréquentation, il est difficile d’y ressentir l’ambiance du désert.

En voici quelques images réalisées au soleil couchant.

Lumière rasante, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili - 2014
Lumière rasante, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili – 2014
Vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili - 2014
Vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili – 2014
Paysage minéral, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili - 2014
Paysage minéral, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili – 2014
Soleil couchant sur le volcan Licancabur, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili - 2014
Soleil couchant sur le volcan Licancabur, vallée de la lune, San Pedro de Atacama, Chili – 2014

Je vais maintenant poursuivre ma descente vers Santiago pour remettre Chupete en état et reprendre ensuite la route vers le sud austral.

A bientôt
Christophe

Paysage panoramique du volcan Sajama, Pérou - 2014
Paysage panoramique du volcan Sajama, Pérou – 2014

2 réflexions au sujet de « Adios Bolivie, bienvenue au Chili ! »

  1. Bravo, supers clichés
    J’ai relu avec gourmandise ta rando en Bolivie et ne sais plus comment organiser mon « road book », la météo tranchera 😉
    bonne continuation

    1. Merci Yves,

      Sur ce parcours, il y a une option intéressante pour le raccourcir, qui est de sortir, ou d’entrer, en Bolivie par le Chili, par la Laguna Verde, au poste de Hito Cajón.

      Après, effectivement, selon la période, c’est la météo qui va décider, le jour où j’étais à la Laguna Verde, le passage vers le Chili était fermé pour la journée en raison des mauvaises conditions météo…

      A+
      Christophe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *