La route de la soie à moto

J’ai réalisé ce voyage en 2005 en Suzuki 800 DR, c’est un parcours qui m’a mené de Venise à Pékin sur les traces des anciennes routes de la soie. Ce voyage représente environ 25500 km à travers Italie, Grèce, Turquie, Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan et Chine.

Voici le lien pour accéder au site principal du voyage :
A moto, sur les traces de la route de la soie

La préparation de la moto :
La moto choisie est une Suzuki 800 DR – modèle 97 – achetée d’occasion pour le voyage et totalisant 17246 km avant le départ.

Préparation au voyage, Suzuki 800 DR

Préparation au voyage, Suzuki 800 DR



La 800 DR est pour moi une moto qui est particulièrement adaptée au voyage, sans sophistication inutile, avec un bloc moteur refroidi par air et huile et de bonnes aptitudes en tout terrain (en restant raisonnable tout de même, car ce n’est pas une moto d’enduro !!!).

Dans ses autres points forts, on pourrait relever un arrière de cadre particulièrement costaud et apte à supporter la charge des bagages, une consommation très raisonnable et argument important : une moto plutôt économique tant à l’achat qu’à l’entretien.

Les modifications ci-dessous permettent d’alléger la moto (suppression du double échappement, mais aussi d’améliorer l’accessibilité au moteur en retirant tout l’habillage extérieur. Les autres modifications visent essentiellement à renforcer, protéger et fiabiliser l’ensemble.

  • Réservoir additionnel de 10l d’essence et vache à eau de 3l sanglés sur la selle
  • Valises Nonfango, 1 top case de 30l + 2 flat case de 25l
  • Porte bagage Bottelin Dumoulin « grand raid » renforcé et adapté
  • Mono silencieux laser adaptable
  • Kit chaîne renforcé, guide chaîne doublé par 2 plaques d’alu
  • Bougies moteur d’un indice thermique plus faible
  • Pneu AR, Michelin ANAKEE 130-80/17 + chambre à air renforcée
  • Guidon Renthal alu, poignées mousse, compteur électronique Sigma
  • Habillage de tête de fourche de Suzuki 600 DR, suppression de l’habillage d’origine
  • Protèges levier Acerbis + ceux d’origine du 800 DR assemblés
  • Tapis de réservoir + sacoche Alpha Bagster
  • Déflecteur d’air maison en alu pour le radiateur d’huile
  • Pneu AV, Michelin ANAKEE 90-90/21 + chambre à air renforcée
  • Sabot moteur alu de SUZUKI 600 DR adapté
  • Rayons attachés avec colliers rilsan
  • Fonds de jantes refaits au scotch US
  • Montages de chambres à air renforcées, doublées avec une deuxième chambre



Cartes utilisées :

  • IGN, Turquie, 1:750.000
  • Kummerly+Frey, Middle East, 1:4.000.000
  • Nelles maps, Central Asia, 1:1.750.000
  • International Travel Map, Iran, 1:2.500.000
  • Freytag & Berndt, Asie centrale, 1:1.750.000
  • Freytag & Berndt, Chine – Mongolie, 1:6.000.000



La carte du voyage :


Afficher La route de la soie à moto / Riding along silk road sur une carte plus grande

15 Réponses à “La route de la soie à moto”

  1. Daniel Pino dit :

    Bonjour,

    Je voudrais commencer pour te dire que simplement magnifique ce que tu as fait!!!

    Je voudrais te poser une question, comment as-tu fait avec l’argent, je veux dire, si j’ai bien compris on peut pas faire des retraits avec nos cartes bancaires en Iran par exemple. Est-ce que tu avais toujours tous tes sous sur toi, ou tu faisait des retrait régulièrement, comment tu as fait avec les différents monnaies…

    Je commence à planifier un voyage du même genre, alors je me pose des questions.

    Merci beaucoup,

    Daniel

    • Christophe dit :

      Bonjour Daniel

      Merci pour ton message, pour essayer de répondre à ta question voici ma manière de fonctionner côté financier

      D’abord, je ne pars pas avec tout l’argent nécessaire, je retire au fil du voyage mais j’essaye de partir avec plusieurs moyens de paiement et une petite réserve de sécurité :

      - Une carte bleue
      - Des espèces (USD / Euro)
      - Des travellers chèque (penser à relever les numéros de série et conserver la liste séparément des travellers en cas de perte ou vol)
      - La réserve de sécurité, c’est 300 euros en billets, roulés serrés, protégés sous un film plastique et planqués quelques part.

      Après pour le côté sécurité, sans être parano, j’utilise aussi une ceinture extra plate qui se porte sous le pantalon. Essaye aussi avant de partir de noter quelque part les taux de change des monnaies des différents pays que tu vas traverser, histoire de vérifier que les taux que l’on va te proposer sont corrects.

      Pour un voyage comme celui sur la route de la soie, j’ai utilisé au départ ma carte bleue en Turquie, par exemple lorsque tu quittes la Grèce par Ipsala, et que tu arrives à Keşan, première ville Turque à 50 km de la frontière, tu trouves plusieurs ATM qui permettent d’effectuer un retrait.

      Si tu calcules bien ton budget journalier, tu peux retirer assez d’argent pour la traversée de la Turquie et de l’Iran. Les lires Turques qui te restent peuvent être changées en devises Iraniennes après la frontière, il y avait à l’époque beaucoup de changeurs au noir à cet endroit.

      Et si tu es un peu court en Iran, il te faudra effectivement changer des espèces dans une banque.

      Pour la suite au Turkménistan, dans mon souvenir, il n’y avait pas d’autre alternative que de faire du change, là aussi le change au noir se pratiquait couramment et à la sortie du pays tu soldes ce qu’il te reste.

      En Ouzbékistan, il est plus facile de faire du change, d’utiliser des travellers et également une CB pour effectuer un retrait dans une banque.

      Kirghizstan et Kazakhstan, tu peux normalement prévoir d’utiliser ta carte bancaire à Bishkek et Almaty.

      Pour la Chine c’était l’inconnu, à l’entrée dans le pays, j’ai été un peu pris au dépourvu car il était trop tard pour changer dans une banque juste après la frontière. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai retrouvé un routier Kazakhe avec qui j’avais longuement patienté à la douane et il m’a aidé à aller faire un peu de change au noir au marché, merci encore à lui !

      Par contre pour la suite, j’ai peiné, car à Kashgar les deux banques sollicitées ont refusé ma carte bleue. Finalement, une des deux banques a accepté de recevoir un virement de ma banque. Donc, très important, disposer des coordonnées de ton agence bancaire, les prévenir que tu pars à l’étranger afin de les sensibiliser au fait que tu peux avoir besoin d’un virement (que tu ne pourras peut-être pas réaliser depuis la gestion en ligne de ton compte).

      J’ai eu le même souci à Pékin, j’étais limité en retrait avec ma CB et j’avais besoin de régler le transitaire qui s’occupait de retour de la moto. J’ai donc dû ouvrir un compte à la Bank of China pour recevoir mon virement, mais cela s’est fait assez facilement en fait.

      Il y a aussi les solution de transfert par Western Union, si quelqu’un peut te dépanner depuis la France, je n’ai pas testé, mais cela peut-être une bonne solution pour se « ravitailler » en cours de route ou à mi-voyage.

      Voili, et n’hésites pas si tu as d’autres questions.

      A+
      Christophe

      PS : Je suis curieux, tu prévois de partir dans quelle direction ?

      • Daniel Pino dit :

        Salut Christophe,

        Merci infiniment pour toutes tes réponses, je suis certain que ça va être très utile. Je pense que par la suite je vais te poser pas mal des question, j’espère ça sera pas gênant pour toi….

        Bon je vais te raconter un peu plus de mon idée de voyage. Je suis Colombien, je suis ingénieur et je suis entrain de faire un doctorat en mécanique à Saint-Etienne.

        Avant de rentrer définitivement dans mon pays, je voudrais faire un voyage inspiré de celui que tu as fait. J’ai des amis (aussi des colombiens) qui sont motivés alors, à priori je serai pas seul :D

        Nous, en tant que citoyens d’un pays comme la Colombie, avons pas mal des difficultés pour les visas, alors l’idée c’est d’éviter au maximum les pays où on nous en demandera.

        On compte faire comme tu as fait, prendre un ferry à Vénice pour aller en Grèce. Traverser la Grèce, la Turquie (on a pas besoin de visa pour la Turquie), après passer en Iran, continuer en Turkménistan pour finir au Ouzbékistan.

        Pour le retour, on revient au Turkménistan, et on prend encore un ferry jusqu’en Russie (« Caspian sea »). Après on continue en Ukranie, Slovaquie, Autriche , Suisse et finalement la France.

        Voilà mon idée. Qu’est-ce que tu en penses?

        Merci beaucoup, et dans la semaine je reviendrai pour te poser d’autres questions.

        A bientôt

        Daniel

  2. Salut Christophe,

    J’avance bien dans mon projet, départ dans 3 semaines… mais toujours pas le visa iranien( il m’ a été refusé une fois pour je ne sais quel raison). Hésite pas non plus à checker les news ainsi que l’option ou suis-je actuellement (j’ai une balise avec moi qui envoi ma position toutes les 30minutes vers mon site web).

    Si tu as 2,3 conseils de dernières minutes, ils seront toujours les bienvenues!

    A +

    bastien.

    • Christophe dit :

      Salut Bastien,

      Pour le visa Iranien, j’avais utilisé les services d’une agences iranienne, key2persia, qui avait été très efficace, je pense que tu peux par leur intermédiaire faire une demande de visa que tu pourrais récupérer en Turquie éventuellement.
      Sinon, je te souhaite bonne route, plein de rencontres et je te suivrai sur ton site

      A+
      Christophe

  3. Salut Christophe,

    J’avance bien dans mes préparatifs, surtout au niveau commerciale, recherche de sponsors. Mais je continue bien évidement avec la paperasse administrative. A propos de cela, j’ai vu que tu étais passé en chine via Usharal; et je me demandais pourquoi ne pas être passé en Chine plus au Sud (Koktal ou Zharkent) étant donné que tu redescendait sur Kashgar.
    Ma quesiton est donc la suivante « L’entrée en Chine avec son propre véhicule est it fort compliqué? et y a t’il des endroits plus relax? »

    Merci d’avance en tout cas pour l’aide!!!

    Bastien.

    PS: Je t’ai mis mon site web… si ça t’interesse ;)

    • Christophe dit :

      Salut Bastien

      Je suis allé voir ton site et je vois que ça avance bien. Pour l’entrée en Chine, c’est un vaste sujet. Effectivement mon objectif était bien d’aller à Kashgar Avant d’arriver à rentrer via Usharal et Druzba, je me suis d’abord fait refouler une fois au Kirghizstan après avoir tenté de passer par le col du Torugart.

      A ce poste frontière, il y a un passage régulier de quelques touristes autour desquels les agences de tourisme ont développé un business lucratif et donc, sans agence qui vient t’ accueillir et t’amène jusqu’à Kashgar, je pense qu’il est impossible de passer.
      Il m’avait fallu à cet endroit forcer un peu le passage, au premier point de contrôle Chinois, le portail était ouvert, si, si, véridique, et les gardes étaient occupés à je ne sais quoi ce qui m’avait permis de franchir au moins la clôture, ils m’avaient ensuite laissé passer après de longues discussions et moyennant 20 euros, mais au second check point, il n’y eu rien à faire, on était vendredi, le poste fermait pour le week-end, je pouvais décider de passer 2 jours là à attendre qu’une agence arrange éventuellement mon passage le lundi moyennant finance… et l’officier de poste était inflexible, je n’ai pas regretté d’avoir fait demi tour.

      Il y a un deuxième point de passage au Kirghizstan, celui de Irkeshtam, je n’ai pas testé car il est tout de même assez éloigné du Torugart et c’est aussi un point de passage assez emprunté.

      En remontant, vers le nord, au Kazakhstan, le premier point de passage est Korghas (Zharkent) et j’avais pu savoir que le passage n’y était pas possible quelques semaines auparavant, c’est donc pour cela que je suis monté directement plus au nord où j’ai pu passer la frontière sans contraintes par ce poste un peu reculé de Druzba où il y avait à l’époque peu de passage de touristes et je pense que cela a été un facteur positif. Il ne me restait plus à partir de là qu’à retourner sur Kashgar… ;o)

      En étudiant les carte tu peux voir qu’il y a apparemment encore au moins un ou deux points de passage plus au nord d’Usharal (Qoqek, Jeminay), ce sont peut-être des pistes à explorer. Après, je crois qu’il n’y pas de vérité absolue, selon le jour et les gens sur lesquels tu vas tomber… je pense qu’il ne faut pas hésiter à tenter sa chance.

      A+
      Christophe

  4. Bastien Vansoye dit :

    Salut Christophe,

    je commence à avancer dans les préparatifs de mon voyage, et je me demandais si tu pourrais m’éclairer sur un point que je n’arrive pas à solutionner?
    Au niveau des assurances de responsabilité civile du véhicule, as tu pris des assurances à l’entrée de chaque pays ou as -tu contracter une assurance globale avant le départ? Dans les deux cas, est ce que tu te souviens +/- combien ça t’avais couté?

    Merci d’avance en tout cas et bonne année…

    Bastien.

    PS: pour le transport de ta moto en avion, avec quelle compagnie l’as tu fait?

    • Christophe dit :

      Salut Bastien, et meilleurs vœux pour cette nouvelle année, je te souhaite de pouvoir concrétiser ton projet.

      Il existe peut-être des assurances qui te couvrent partout, pour ma part je n’en ai jamais eu. J’ai utilisé mon assurance classique au maximum, c’est à dire dans mon cas jusqu’en Iran (Tu peux voir au dos de ta carte verte dans quels pays tu es couvert par ton contrat).

      Après dans certains pays d’Asie centrale, au passage de la frontière, tu payes une assurance obligatoire (pour une durée de quinze jours par exemple) lorsque tu rentres dans le pays. Je n’ai plus souvenir du prix mais ce n’était pas cher du tout, je crois me souvenir que cela fonctionnait ainsi au Kirghizstan et peut-être aussi au Kazakhstan ? Désolé, je ne m’en souviens plus exactement.

      Après pour la Chine, j’ai roulé sans assurance particulière, il n’y avait rien à mon sens de réellement prévu pour celui qui rentrait avec son propre véhicule dans le pays, et on ne m’a rien demandé non plus.
      Cela oblige à redoubler de vigilance, à rester concentré et à faire preuve d’une prudence extrême au guidon. Ce qui est également valable pour les pays où « tu as » une assurance…

      Pour le retour de la moto, j’avais travaillé avec un transitaire à Pékin qui s’appelait new times cargo, très sérieux et professionnels, et ensuite le transport s’était fait avec Air China.

      A+
      Christophe

      • Bastien Vansoye dit :

        Merci pour les infos,

        j’ai bien prit note de tout et je vais contacter le transitaire cette après-midi.

        A + et bonne journée.

        Bastien.

  5. Bastien Vansoye dit :

    Salut Christophe,
    Merci pour toutes les infos! Ca va m’être bien utile.
    Je me demandais juste pourquoi tu as prit les 3 derniers visas à Tachkent et non en France? Question de temps ou de possibilité? Dans la même optique, est ce que les visas obtenu à l’avance sont acceptés simplement ou malgré cela les douaniers demandent des « taxes » ( ou plutôt pourboire diront nous) pour pouvoir passer la frontière?
    Une dernière petite question, au niveau du retour, tu as su mettre ta moto dans l’avion ou tu l’a faite rapatrié par bateau?

    Merci d’avance pour tes précieux conseils

    Bonne soirée.

    Bastien.

    PS: je suis entrain de checker les formalités Chinoise, je vais m’y prendre bien à l’avance.

    • Christophe dit :

      Salut Bastien,

      En fait, pour les derniers visas, c’est essentiellement par rapport à leur durée de validité qui pourrait être un peu juste pour certains si tu les fais à l’avance et aussi parfois tu ne sais pas forcément à l’avance par quel pays tu vas passer !!!
      A l’exception du visa pour la Chine qui lui, si je me souviens bien, avait une plage d’utilisation très large dans le temps, mais son obtention fut très rapide et facile à Tashkent.
      Je n’ai eu aucun souci avec ces visas aux passages de frontières et vraiment très très peu de sollicitations au niveau bakshish, en tout cas ce ne fut jamais très insistant, ni problématique.
      Pour le retour, j’ai renvoyé la moto en caisse par avion pour des questions de délai et aussi parce que j’avais un carnet de passage, j’ai donc préféré la ramener… Avec plus de temps disponible, j’aurais surement essayé de trouver un transport par bateau ou bien tenté de la vendre sur place.

      A+
      Christophe

  6. Bastien Vansoye dit :

    Bonjour Christophe,

    je suis actuellement entrain de préparer le même genre d’expédition que toi, mais en réalisant un reportage tout au long de la route basé sur des interviews.
    Je me demandais notamment si tu pourrais me donner quelques conseils pratiques, notamment sur des possibles problèmes administratifs aux frontières, sur des choses que tu as faites d’une certaines façon et à refaire que tu ferait d’une autre.

    Merci d’avance en tout cas.

    Bastien Vansoye
    bastien.vansoye@gmail.com

    • Christophe dit :

      Bonjour Bastien,

      Voilà une très bonne idée, tu prévois ton départ pour quand ?

      Côté administratif, ce qui demande pas mal de temps, ce sont les demandes de visas, avant le départ de France j’avais pu obtenir ceux pour l’Iran, le Turkménistan et l’Ouzbékistan et une fois à Tashkent j’avais refait « le plein » avec Kirghizstan, Kazakhstan et Chine.

      J’essaye toujours d’en faire le max avant de partir puis de me bloquer quelques jours pendant le voyage car cette chasse au visa demande parfois beaucoup de temps… les horaires d’ouverture des services consulaires sont parfois un peu restreints et pour peu qu’il te manque un document et qu’il y ait un jour férié qui tombe juste avant le weekend, tu peux facilement perdre une semaine pour l’obtention d’un visa tout simple si tu joues de malchance

      Il peut être judicieux selon les pays de prévoir un visa à entrées multiples, ils sont un peu plus cher, nécessitent parfois une lettre d’invitation mais au cas où tu te fais refouler à la frontière suivante, tu as tout ce qu’il te faut pour revenir sur tes pas. Cela dit lorsque je me suis fait refouler par les douanes Chinoises à la passe du Torugart, je n’en ai pas eu besoin car les douaniers Kirghizes, très sympas ont juste annulé ma sortie de leur pays et m’ont laissé repartir.

      Pour toutes ces demandes, prévois des photos d’identité d’avance. Un point à surveiller aussi, c’est l’obligation de se faire parfois enregistrer auprès de la police si tu restes au delà d’un certain nombre de jours dans le pays.

      La difficulté étant de connaître la règle et de trouver le bureau où accomplir cette formalité. Au Turkménistan, par exemple, avec un visa de transit de 10 jours et pour avoir ignoré qu’il fallait se faire enregistrer au delà de 5, la sortie du pays a été un peu plus longue que prévu : le choix était de payer une amende de 50 USD si mes souvenirs sont bons ou bien d’être expulsé avec interdiction de revenir au Turkménistan pour les 3 prochaines années. J’avais choisi la deuxième solution. Ce genre de règle est tout de même aussi un peu utilisée par certains pour se faire de l’argent facile. Juste après l’entrée en Ouzbékistan s’était faite avec le sourire et en 15 mn chrono…

      Après, au passage des frontières, tu vas sûrement avoir des proposition de gars qui trainent dans ces nomansland pour t’aider à faire les démarches à ta place moyennant finance. Perso, je ne suis pas fan, il y a souvent une embrouille à la clé à la fin même en ayant fixé le prix à l’avance.
      De manière générale, face à la bureaucratie que tu vas rencontrer et à laquelle tu vas devoir parfois te plier, si tu es en règle et que tu n’es pas à une heure près, reste serein mais ferme.

      Autre point important, celui du carnet de passage en douane, il était nécessaire pour l’Iran (et je pense que c’est toujours le cas), c’est malheureusement une contrainte nécessaire que tu dois prévoir avant le départ.

      Je ne sais pas ce qu’il en est actuellement au niveau des possibilités d’entrée en chine ? Tu as déjà une idée de ce que tu vas faire sur ce point ?

      N’hésite pas si tu as besoin d’autres infos, si je peux t’aider, ce sera avec plaisir.

      A+
      Christophe

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